Ce n'est pas un hasard si la Parole de Dieu nous est révélée sous la symbolique d'une épée à deux tranchants. Cette double lame, qui marque l'importance du chiffre "2", se retrouve dans toute la révélation biblique.

Il en est ainsi inexorablement : il y a deux arbres, deux vents, deux feux, deux sagesses, deux chemins et deux royaumes… Fatalement, même si cela insupporte les esprits libertaires de tout poil, tout se résume, in fine, à deux destinées possibles, selon le chemin que l’on accepte d’emprunter : le chemin large ou le chemin étroit.

Dans l’étude de la symbolique des chiffres, le chiffre 2 attire peu l’attention. Les chrétiens préfèrent s’attarder sur les chiffres 1, 3, 5, 6, 7 ou encore sur les nombres 10 et 12 qui évoquent l’autorité et le gouvernement de Dieu. Pourquoi si peu d’égard envers le chiffre 2 ? Sans doute en raison de la symbolique qu’il renferme. En effet, le « 2 » révèle la pensée de la dualité, qui nous contraint à devoir confronter la différence et à nous positionner. Le monde se démène comme diable pour tenter d’effacer toutes ces différences que l’on ne veut plus voir. Même dans l’Eglise, par lâcheté, on lui préfère le « 1 » de l’unité ou de l’unicité… à tel point que certains s’évertuent à unir tout et son contraire et se laissent bercer par l’illusion d’une parfaite harmonie, là où il ne peut y en avoir, fuyant ainsi le nécessaire positionnement qui nous permet de choisir entre deux états inconciliables : le froid et le bouillant. Indubitablement, il nous faut être bouillant pour aimer et s’attacher fermement à la vérité.

On veut effacer le « 2 » de nos vies ! De nos jours, notre esprit humain marqué par la philosophie libertaire et par le « religieusement correct », n’aime guère ces dualismes imposés par le Créateur, qui nous apparaissent comme autant de fatalités. Pourtant, en dépit des apparences – qui sont bien souvent trompeuses – le fatalisme n’est pas un virus à combattre. En Dieu, le fatalisme est même porteur d’une incroyable espérance pour notre vie, puisque le fatalisme (mot formé à partir du latin fatum) évoque tout bonnement notre destinée. Qu’y a-t-il de plus glorieux pour l’homme que de renoncer à sa vie qu’il pense à tord maîtriser, pour renaître à une nouvelle vie et pour vivre pleinement sa destinée en Christ ? Le fatalisme, lorsqu’il est le renoncement à une fausse liberté et l’assurance du meilleur sous la direction de l’Esprit Saint, ne peut être qu’une bonne nouvelle ! Cette destinée est un véritable repos pour nos âmes ballottées au gré des vents de ce monde, où la pseudo toute-puissance de l’humanisme ne cesse, jour après jour, de se discréditer un peu plus. Lorsque la folie de l’homme veut s’imposer en sagesse suprême, nous vivons inéluctablement sous le règne de l’insensé au lieu de vivre sous le Règne de Dieu.

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